La tokenisation des services de paiements

 

 Marie-Josée BAYERLAIT   12:00   26 septembre 2019

La technologie blockchain semble être un gage de sérénité et de crédibilité dans le stockage et la transmission d’information. Une garantie qui n’est plus exclue par les parties financières notamment pour assurer la sécurité des paiements.

La tokenisation des services de paiements

 
 

L’heure tourne


Et la recrudescence des vols de données s’accélèrent. 

"Le 29 juillet 2019 CAPITAL ONE troisième plus gros émetteur de cartes de crédit aux Etats-Unis a annoncé avoir été victime d'un piratage informatique massif concernant les données personnelles de plus de 100 millions de clients ou prospects américains et 6 millions de canadiens." Juliette Raynal, LATRIBUNE.

 

La question de la garantie des données bancaires se pose. Notamment du fait de l’augmentation du nombre de transaction et la complexité des standards réglementaires. Comme, le règlement général sur la protection des données entrée en vigueur le 25 mai 2018 ou encore la deuxième directive européenne sur les services de paiements entrée en vigueur le 13 janvier 2018, qui oblige les banques à s’adapter.

Malgré tout l’adoption de la blockchain couplée à d’autres technologies comme la robotic process automation ou l’intelligence artificielle sont des perspectives qui commencent à prendre.


Blockchain et tokenisation


En cours de déploiement dans le e-commerce, la tokenisation qui se base sur la technologie blockchain contribue à améliorer la sécurité des paiements. La tokenisation inscrit un actif et ses droits sur un token, une séquence de chiffre unique générée aléatoirement, afin d’en permettre la gestion et l’échange sur une blockchain.

Connue depuis le lancement du paiement sans contact avec la technologie host card emulation, les tokens se substituent aux données bancaires et seule l’association des bonnes clés de déchiffrements entre émetteur et récepteur valide la transaction. Sans quoi il est impossible de reformuler le contenu d’un token et par définition d’en détourner la transaction.

Bien entendu il existe plusieurs types de tokens ainsi que plusieurs manières de les créer. La configuration d’un token peut-être spécifique à un commerçant, à usage unique, multiple etc… matérialisé sous la forme d’un smart contract son exécution est à faible coût, transparente, automatique et sans intervention d’un tiers.


Dans la vraie vie cela se concrétise par l’enregistrement d’une carte de paiement sur un wallet mobile qui configurera les tokens. Visa Token service propose de sécuriser les achats par cette technologie, onze partenaires ont d’ailleurs rejoint le mouvement parmi eux Ingenico Bambora leader mondial des solutions intégrés de paiement.

La tokenisation élimine donc le besoin pour les marchands, les sites de commerces électroniques… de stocker des données de paiements sensibles. Ils devront se contenter de la transaction en tokens et n’auront pas à connaitre les données bancaires de l’émetteur.

Cette segmentation du paiement permet d’améliorer considérablement la protection des informations bancaires. L’avantage en plus pour les distributeurs est que la tokenisation récolte des données sur le comportement des consommateurs. (Carte de paiement Fr ou étrangère, estimation du panier moyen, canal d’acquisition web ou physique…) Un plus appréciable pour cibler une clientèle de plus en plus exigeante.

Token 1

 

POUR RESUMER


Le monde des paiements doit s’adapter pour accompagner les tendances de consommation. La technologie Blockchain ouvre une porte sur la sécurité des données ne serait-ce que par son essence même. La tokenisation des services de paiements n’est qu’un exemple d’utilisation des tokens. L’émergence des cryptoactifs avec les levées de fonds initial coin offering offre d’autres alternatives aux tokens. Ne sommes-nous pas aux pieds d’une nouvelle révolution Fintech ?

 
 

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